Heureux les affligés !
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En 2011  j’ai connu la perte d’un ÊTRE CHER (mon époux a été assassiné). Ma vie a semblé basculer dans l’horreur. Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres ! Après l’annonce de la tragique nouvelle, Je redoutais le moment où je devais affronter l’épreuve de voir le corps de mon époux et dans quel état serait-il ? Mais ce jour arriva. Et les circonstances m’imposaient d’être  présente dans cet environnement lourd, chargé de peur et d’émotions. Des années auparavant, à la mort de mon Père et ensuite de ma Mère, j’avais une aide sur laquelle je pouvais compter pour ne pas être présente en ce lieu. Mais là j’avais aucune issue car c’était « CELUI SUR QUI JE POUVAIS COMPTER » qui est retourné au Père.

Accompagnée de membres de ma famille, de ma belle- famille, nous avons été conduits dans une salle où la dépouille était exposée sur un brancard. A cet instant la douleur avait chassé toute peur. Comme il fallait s’y attendre L’atmosphère était intenable avec des cris, des pleurs, des lamentations. Je me suis rapprochée espérant découvrir le corps d’un inconnu ce qui m’éloignerait de ce cauchemar. Mais Nathanaël était couché là Inerte. J’ai posé ma main sur son corps glacé, rigide et sans vie. Son visage reflétait un tranquille et profond sommeil. Ce contraste me nouait la gorge. Mon regard était fixé sur ce visage familier mais ce n’était plus la même personne. j’avais un couteau  planté dans le cœur. J’étais profondément troublée, parce que je n’avais aucune idée de ce que serait le moment d’après. Tout semblait s’être arrêté. Je suis ressortie de la morgue visiblement perturbée , je grelottais comme ayant pris froid, incapable de poser les pas pour marcher. Le dernier round décisif a été à la levée de corps quand je suis montée, seule, dans le corbillard au côté du chauffeur et Nathanaël couché dans le cercueil derrière. Toute ma vie a défilé devant moi de la sortie de la morgue au lieu de destination. Dans ma pensée je me posais la question «Pourquoi ça m’arrive à moi ?» De cet instant et bien longtemps après je vivais un RÊVE EN VRAI. JE ME SENTAIS PERDUE. OUI, J’ai connu des personnes affligées et il m’a semblé avoir ressenti de la compassion  pour elles mais je ne mesurais pas la profondeur de leur chagrin.

DIRE QUE MOI AUSSI JE SUIS VEUVE ET QUE JE DEVRAIS DORÉNAVANT VIVRE SEULE ET SANS NATHANAËL. QUEL CAUCHEMAR !

Je ne le verrai plus physiquement, je n’entendrai plus sa voix cassée; Je ne le verrai plus danser (quand il était content même s’il dansait très mal et son rire moqueur); Je n’aurai plus à rire des moments où il mangeait le foufou (purée de banane plantain) au point de ne plus pouvoir marcher. Notre Dieu n’avait- il pas le pouvoir de le garder en vie ? Je venais de perdre mon frère mon ami mon époux mon amant. Les mots de mon vocabulaire ne sont pas suffisants pour décrire mes émotions. Ainsi j’affrontais chaque jour avec effroi. L’ABSENCE DE NATHANAEL ETAIT PESANTE POUR MOI. Il était mon meilleur ami. Ma vie était devenue un champs de bataille. Passé et présent s’affrontaient. J’étais profondément blessée et je n’étais plus la même personne. En dépit de tout ce combat intense dans mon Être intérieur il fallait continuer à assumer les responsabilités de la vie.
Là où nous étions deux je me retrouve seule avec les mêmes contraintes. La réalité de la vie m’imposait une posture et me disait : LÈVE-TOI CAR PERSONNE NE LE FERA POUR TOI BIEN AU CONTRAIRE LE MÉCHANT T’EPIE POUR SE RÉJOUIR DE TON MALHEUR ET DU  TEMPS QUE TU METS A TE REPRENDRE EN MAIN. Mais les moyens me manquaient encore.

L’APPORT SPIRITUEL ET HUMAIN
Je ne réalisais pas encore que j’avais besoin d’une Prise en Charge Spirituelle. Mais il m’a semblé opportun de reprendre une vie chrétienne comme un bon débutant ; Et j’ai intégré une nouvelle, belle et jeune communauté. Cette communauté est dirigée par le Pasteur KASSI AMOUZOU Désiré . Dans nos moments de rencontre et d’échanges le Pasteur par le rappel des Promesses de Dieu pour moi, a su réveiller L’ESPÉRANCE qui s’était endormie en moi. De même qu’il me Fortifiait avec la parole de Dieu sur le plan humain et pratique il avait mis un système en place. Avec tact, Il a délégué des personnes formidables qui avaient au quotidien « un corps à corps avec moi. » Elles m’apportaient (affection, visite, causerie, service). Elles étaient jeunes enthousiastes et dans cet échange, une vie se recréait. Au fil du temps, je ressentais Agréable la compagnie de personnes extérieures à ma maison. Et j’ai commencé à retrouver une sensibilité comme après une anesthésie. En fait, j’ai commencé  à lâcher prise et à accepter de M’ADAPTER AUX CIRCONSTANCES NOUVELLES. Désormais comme libérée.Toute la vérité de la parole de Dieu emmagasinée en moi a commencé à reprendre le dessus sur les circonstances tenaces. Ainsi, jour après jour, toute l’amertume, en moi s’est vidée pour se remplir des promesses de Dieu. Et par-dessus tout ça la Grâce de Dieu a été suffisante pour moi.

AHOUMA-DJABILLA Bamby

2 Comments

  1. Thibaut Virgile ake koty dit :

    Jésus Christ est la réponse a nos questions, il est celui même qui guérit les plaies les plus profondes.
    C’est avec beaucoup d’émotion et une grande admiration que je te lis.

    Dieu te fortifie d’avantage.
    Gros bisous mom

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